I. I. I. I.
International Institute for Important Items
Louise Hervé & Clovis Maillet



 
 
 
 
L’Iguane, vues de l’exposition, images André Morin 2018

Iguana
Solo show, Le Crédac Ivry, 2018, curated by Claire Le Restif with Sébastien Martins

performers : Julija Steponaite, David Perreard, Grégoire Meschia, Guilhem Chabas

« In Dunkirk, in a cafe by the harbour an iguana used to live, we met him years ago. We were staying in a youth hostel by the shore, where hundreds of magicians had come to attend the annual Illusion Congress. We were probably the only ones in the hostel incapable of performing any magic trick. That night we had dinner in the cafe by the harbour. The iguana was staring at us. He was moving sparsely and so slowly that we thought – the iguana is part of another dimension, where time and perceptions are modified. Perhaps he’s living forever in the future. »

For the exhibition Iguana various collectors, public and private (the LaM in Lille, Christian Berst gallery in Paris…) had lent us pictures by spiritualist painters, drawings made by mediums, works of art produced under the influence of spirits (Augustin Lesage, Fleury-Joseph Crépin, Madge Gill, Alexandro Garcia…). The film shown along these pictures links Fourier’s utopia in the 19th century and the desire to communicate with spirits from other planets in order to solve political and social issues on Earth.

Iguana was a chance to show a method of work. We were exloring various moments in history, issues dealing with transmission of knowledge and social revolutions, such as Pythagoras’ teachings, songs by the saint-simonians, a 19th century utopian group, or jiu jitso practising suffragettes, mixing historical facts and fiction.

The exhibition was also an anthology, with previous films and installations complete with new synchronised projections, and a series of performances. The film and performance programme was split in two chapters : I. The Unnamed Room ( January/February) II. Nothing is said (February/March) ; the performances took place every week end.

L’Iguane
Exposition monographique, Le Crédac Ivry, 2018, cur. Claire Le Restif avec Sébastien Martins

 
« Dans un café sur le port de Dunkerque vit un iguane : il y a quelques années, nous l’avons rencontré. Nous étions logées entre la plage et le port, dans l’auberge de jeunesse qui accueillait le congrès annuel de l’illusion. Nous étions les seules personnes incapables d’un tour de prestidigitation. Ce soir-là, nous avons dîné au café avec un marin. L’iguane nous a dévisagées longuement. Il bougeait peu, avec tant de lenteur que nos gestes humains en paraissaient désordonnés : l’iguane évolue dans une autre dimension, avons-nous pensé, où le temps et les perceptions sont modifiés. Peut-être vit-il pour toujours, dans l’avenir. »

L’Iguane comprenait des œuvres réalisées sous la conduite d’esprits et d’entités extraterrestres, empruntées à des collections spécialisées, du début du XXe siècle à aujourd’hui (Fleury-Joseph Crépin, Madge Gill, Alexandro Garcia…).

L’iguane était aussi l’exposition d’une méthode. Nous explorions des épisodes de l’histoire qui sont des points de réflexions sur les modes de transmission du savoir et les moteurs de révolution sociale, tels l’enseignement pythagoricien, les fêtes et chants fraternels des Saint-Simoniens ou la pratique du jiu-jitsu par les suffragettes. Ces éléments propices à la reconstitution s’enchâssent dans une approche transversale, où se croisent récits historiques et fictionnels.

L’exposition, à caractère anthologique, présentait sous un regard nouveau des installations et des dispositifs de projection, ainsi qu’un double programme de performances et de films articulé en deux actes : I. La salle sans nom (du 20 janvier au 18 février) ; II. Rien n’est dit (du 20 février au 25 mars).Les performances avaient lieu tous les week-ends.